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Bananiers et “permaponics”

Nous sommes allés voir des bananiers. Les bananiers poussent en grappes. Si ce n’était rien que d’eux, ils ne feraient pas ou peu bananes et feraient plutôt des “suckers” (des bébés clones d’eux-mêmes qui poussent à partir des racines). Pour inciter les bananiers à faire des bananes, il faut éliminer ces bébés. On peut également les arracher de leur grappe pour les planter ailleurs.

Interprétation potentielle de la grappe de bananier quand il perd un de ses membres: “Un animal me mange, pousser des bébés-clones n’est pas une bonne stratégie, je vais faire des bananes!“.

On laisse généralement trois ou quatre bananiers de la même grappe ensemble. Une fois que le bananier a fourni son paquet de banane, il devient non viable et il faut l’éliminer.

Les résidus du bananier ne sont pas perdus. Les feuilles peuvent servir de paillis pour le bananier qui vont éventuellement réintégrer le sol. La tige peut servir de nourriture pour les vaches et poules. Une partie du coeur du bananier peu être mangé par les humains (idéalement cuit). Cette partie est la seule qui n’est pas très fibreuse et miam on mange du coeur de bananier.

Des parties de la fleur de bananier peuvent également être mangé.

UN DEUXIÈME SUJET

Nous avons visité des installations pour arroser les plantes de manière optimale avec de pompes et dont l’eau pouvait provenir de bassins à poisson. Le terme “permaponics” a été abordé. D’après ce que je comprends, il s’agit d’un terme inventé par Beau, le propriétaire de Rak Tamachat. Un des éléments central de ce terme est que l’eau des poissons est filtrée par le sol et les plantes puis réutilisée dans les bassins à poissons. Même si j’ai compris peut-être 5% de ce qu’il a dit, ça me semble être un système élégant. Il parle aussi de pompes à aquariam très standards (c’est avantageux puisque ça se remplace facilement) et un flotteur (comme dans nos toilettes) pour activer ou désactiver les pompes. En gros ce que je retiens c’est que dans la vie, il faut utiliser des choses qui existent déjà, qui sont disponibles à proximité, qui ne sont pas chers et qui ont fait leur preuve pour créer n’importe quel système.

Les “vases” géants qui vont recevoir l’eau des poissons. Beau nous apprend que chaque vase coûte 600 baht (environ 23$CAD) avec livraison incluse. Il s’agit d’une type de contenant qui est abondamment utilisé dans le coin.