Des anecdotes de voyage dignes de mention

Des anecdotes de voyage dignes de mention

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Au début de l’année 2018, j’étais en voyage. On est au début de l’année 2019 et je me dis que je dois penser à mon moi du futur qui va vouloir raconter des anecdotes de voyage et donc je les écris ici comme ça je suis sûr que je ne vais pas les oublier à moins que mon site web crash.

Voici l’anecdote no. 1: J’ai tout fait pour toucher mes pieds avec mes mains sans plier mes genoux et j’ai appris une leçon.

Me voici en train d’essayer de m’étirer en baillant. Nous nous préparions à aller faire un trek. (Vashist, Himachal Pradesh, Inde.).

Je me suis éventuellement retrouvé à Rishikesh (capitale mondiale du yoga) et pendant environ 10 jours consécutifs, j’ai fait 3 heures de yoga par jour. En faisant tout ce yoga là, je me suis dit que ça allait être dans la poche, j’allais être capable de toucher mes pieds en deux temps trois mouvements.

Pour poursuivre dans cette anecdote voici un compte-rendu audio:

Par la suite, j’ai eu une réflexion en lien avec ce que la prof de yoga m’a dit, mais tu peux ne pas l’écouter, c’est correct.

Finalement est-ce que vous pensez que j’ai réussi à toucher mes pieds avant la fin de mon voyage en Inde? La réponse est non et à l’heure où j’écris ces mots je ne suis toujours pas capable même si je prends un bain chaud. De toute manière, ça ne sert à rien de toucher ses pieds. Pour vrai, ça ne sert à rien. Ce n’est même pas vrai que la souplesse prévient les blessures selon ma vision des choses et je suis en désaccord avec ceux qui disent le contraire.

Anecdote 2: J’ai pris un cours de danse de type Bhangra dans le Nord de l’Inde et ça n’a pas été ce à quoi je m’attendais.

Après avoir fait ma méditation de 10 jours (vipassana), j’étais en mode ”merde, je ne sais plus quoi faire de ma vie, j’ai besoin d’une mission”. J’ai parlé à une fille qui avait fait la méditation aussi et elle m’a dit qu’elle voulait prendre un cours de Bhangra à Amritsar, dans le Nord de l’Inde qui semble être un endroit réputé pour ça. Voilà, j’ai trouvé ma nouvelle mission, je vais aller la rejoindre pour faire un cours de danse, comme ça j’ai un but dans la vie et je vais vraiment me sortir de ma zone de confort d’autant plus que je suis nul en danse. Un moment donné, il faut prendre le taureau par les cornes et affronter ses peurs.

J’avais l’idée que j’allais me retrouver dans une place qui allait ressembler à ça: 

Mais finalement, on s’est plutôt retrouvé dans un genre de mini gymnase banal avec des pré-adolescents avec pas d’aération.

Le proprio nous a filmé et a décidé d’utiliser le vidéo à des fins promotionnelles. Vous avez le droit de rire, ben correct, j’ai le dos large. J’ai fait de mon mieux ok?

Anecdote 3: J’ai été surpris par le poids d”un quartier de bananes et j’ai déraciné un bananier. (Donc techniquement deux anecdotes).

À un certain moment, j’ai décidé de suivre un cours de permaculture en Thailande (à environ trois heures en voiture de Bangkok). En gros, la permaculture est une approche pour produire des aliments qui se veut gentille avec la nature et les autres humains. Durant le séjour là-bas, nous avions différentes tâches à accomplir incluant celui de ramasser les quartiers de bananes. Quand le quartier de bananes est prêt, il faut couper le bananier, car il ne refera plus de bananes… J’étais celui qui avait le rôle de recevoir le quartier et disons que j’ai été surpris par le poids.

Ensuite, pour débarasser de la place, nous avons déraciné le bananier. Facile.

Anecdote 5: Une noix de coco et un couteau ne font pas bon ménage.

J’étais arrivé récemment dans le Sud de l’Inde. Dans l’avion pour y aller, un Indien m’a dit que la plus belle place en Inde était Varkala, une place où il y a une belle plage. Je me suis dit que c’était un signe, je dois y aller. Finalement je suis allé et je n’ai pas trouvé cela particulièrement bien. Je ne suis pas venu en Inde pour faire de la plage, voyons.

Pour ce qui est de ce que je veux dire qui est plus en lien avec l’anecdote, j’avais acheté une noix de coco et je me suis dit, ”j’ai une bonne idée, je vais manger ma noix de coco en l’ouvrant avec mon couteau français Opinel” avec une vue sur la plage. 

Il me semble que je vais être un vrai voyageur guerrier,  qui boit le lait de coco et qui décortique la chair de coco avec son couteau qui rappelle ses origines françaises. Je suis cool dans le fond.

Par ailleurs, voici la vue sur la plage, qui est quand même une vue digne de mention non?

Donc, je m’installe à cet endroit pendant un coucher de soleil, seul, un esprit libre dans ce grand monde.

J’essaie d’ouvrir la noix de coco avec mon couteau et je constate tout de suite que ma lame n’est pas suffisamment robuste pour ouvrir la noix de coco… j’essaie pendant 2-3 minutes et après j’abandonne parce que là je commence à être gêné, il y a plein de monde qui regarde le coucher de soleil autour de moi. Je ne sais pas trop quoi faire, je décide de partir et je jette la noix de coco aux poubelles parce que je ne voulais pas la traîner et j’étais trop honteux. Après je me suis sentis mal d’avoir jeté une noix de coco. C’est ça mon anecdote.

Anecdote 5: J’ai eu une émotion négative dans un tuk-tuk.

Mise en contexte: Il me restait trois jours à mon visa en Inde, je suis à Rishikesh, je suis en mode grizzly voyageur. J’me dis, je prends un train pour aller à Varanasi (une place intense où ils jettent les corps de morts qui brûlent dans le Gange) et ensuite boom, je prends un autobus pour aller au Népal pour peut-être aller dans un temple bouddhiste on ne sait jamais tout est possible. Tout était beau jusqu’à ce que je me fasse voler mon petit sac dans le train juste avant de partir pour Varanasi avec mon passeport, mon ordi, mon carnet de voyage. Souffrance. Donc, il faut agir, car mon visa se termine dans deux jours alors, à deux heures du matin, je prends un autobus pour New Delhi pour aller faire une nouvelle demande de passeport. Bye-bye projet cool d’aller au Népal.

Heureusement j’ai encore mes cartes de crédit et de guichet, bref… dans le tuk-tuk qui me rend de la station d’autobus au genre de consulat canadien, je sors à l’avance mes roupies pour payer. D’ailleurs c’est un truc que j’ai développé tout seul dont je suis fier c’est de sortir son argent pour le paiement avant la fin du trajet. De cette manière, le paiement se fait rapidement et tu évites de sortir ton portefeuille devant tout le monde tu comprends mon truc? Tu piges? 

Bref, je fais ça et je prends un billet de 100 roupies (2$CAD) qui pogne dans le vent et qui s’envole. Voilà, ça m’a tellement démoralisé vous avez pas idée. J’ai atteint le fond du baril. C’était ça mon émotion. Après, j’ai ri un peu de ma situation et j’ai pris un selfie pour ne pas oublier cette journée hors de l’ordinaire. 

Je ne suis pas au top de ma game sur la photo, mais j’imagine que c’est normal dans les circonstances.

Dernière chose, j’ai réussi à réclamer aux assurances tous mes biens volés incluant la valeur de mon passeport grâce à l’assurance… habitation de mon appartement. Et oui, on dirait bien que ce type d’assurance assure pour les ”vols” peu importe à quel endroit dans le monde. La chose importante à avoir est un rapport de Police ce qui est faisable. On va le prendre ce petit truc parce que c’est pas toujours facile la vie. Ce n’est pas toujours de la tarte.

Anecdote 6: J’ai probablement rendu un serveur indien confus avec ce que je lui ai demandé

J’était avec mon cousin Lova, sa copine Julie et le père à Lova, Éric dans un restaurant à Munnar (une place reconnue pour ses plantations de thé). On commande des parottas (ce que l’on voit au milieu de la table pour accompagner nos plats. En tant que personne qui aime se dire qu’il est un aventurier à ses heures, je décide de choisir un plat aléatoire dans le menu pour avoir une surprise. On me donne finalement une genre de galette qui resemble aux parottas. Le serveur a dû être confus ou trouver que je suis vraiment con. Je veux dire, c’est quoi mon but dans la vie de commander une galette accompagné de parottas? Finalement j’ai commandé d’autre chose et j’ai mangé la galette pareil. Voilà.

AUTRES CHOSES DIGNES DE MENTION QUI NE SONT PAS VRAIMENT DES ANECDOTES

-Technique de pêche digne de mention, Fort Kochi.

-Voici une photo de plantation de thé à Munnar qui me semble digne de mention. (Je vous avouerais que c’est la seule photo que j’ai pris de mon voyage qui m’a donné l’impression pendant une fraction de seconde que je pourrais être un photographe avant de revenir à la dure réalité).

– Voici une forêt qui a été aménagée pour favoriser les plants de cardamone qui produisent une des épices les plus chères au monde (on peut en acheter à prix raisonnable à New Delhi dans le marché des épices. Tout le monde offre le même prix. J’ai essayé de négocier, mais en vain).

– J’étais sur le bord de prendre une photo d’un gros rocher à Madurai que l’on avait monté et une dame indienne m’arrête et me fait signe qu’elle veut que je la prenne en photo… je dis ok, je prends la photo et elle part… Je suis comme mélangé… elle n’est pas revenue pour voir la photo et me demander de lui envoyer… elle voulait juste se retrouver dans mes photos?

– Voici une personne qui a l’air d’un genre de Dieu indien, wow je suis super impressionné. Finalement j’apprends qu’il est Norvégien (avec des origines indiennes) et qu’il a décidé de se laisser pousser les cheveux et la barbe pour cultiver cette image. Au fond c’est juste un gars ben normal qui a l’air d’un Dieu Indien (à Hampi).

 

– Un nombre important de ventilateurs dans un train ce qui me semble digne de mention.

– Des joueurs de cricket à Manali dans le Nord de l’Inde.

– Pour finir, un temple vraiment, mais vraiment random à New Delhi.