Entretien de haies brise-vent

Entretien de haies brise-vent

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Sur un coup de tête, j’ai décidé de m’inscrire à cette formation, car j’ai en tête d’implanter des haies brise-vent sur la terre qui inclus un volet ”nourricier”.

J’ai réalisé sur le tard que la formation ne portait pas sur l’implantation d’un brise-vent, mais plutôt sur son entretien. Bref, ça m’apprendra à être plus attentif la prochaine fois que je vais voir des annonces de formations qui m’intéresse. Il reste que j’ai quand même appris quelques éléments utiles que je ne veux pas oublier.

PAILLIS

Patrick Lupien, l’ingénieur forestier qui a donné la formation recommande le plastique. Pas cher et peut durer facilement 5 ans. Il a aussi des propriétés réchauffantes. D’ailleurs, ils (le Syndicat des Producteurs de Bois de la Mauricie) offrent le service de dérouleuse + rotoculteur. Il dit que le carton, le paillis de jute ne sont pas efficaces et que le bois raméal fragmenté, compliqué à manutentionner, peut créer un habitat pour le mulot et agit comme isolant au sol au printemps ce qui fait que le sol se réchauffe moins rapidement.

J’ai posé la question concernant le panic érigé: Il dit qu’il n’a jamais eu d’exemple de ce type de pailli sur des haies brise-vent, mais il ne peut pas se prononcer. Il dit qu’il faudrait des personnes qui innovent pour essayer. 😉

PROTECTION CONTRE LES RONGEURS:

TAILLE DE FORMATION

L’élément essentiel que je retiens de cette formation: Un arbre qui pousse en plein soleil va avoir tendance à pousser partout et être all over the place. ”Tous les arbres en milieu ouvert vont exprimer leurs pires défauts”. Ce qui fait que pour le discipliner et l’inciter à pousser vers le haut et bien droit, il faut le tailler durant les cinq premières années si on veut faire une belle job. D’ailleurs, quand on regarde les endroits où tailler, il faut toujours regarder du haut vers le bas:

Autre élément majeur: Un arbre va avoir tendance à concentrer ses ressources vers le point le plus haut. Donc, cela implique que s’il y a des branches ”concurrentes”, c’est-à-dire qui compétitionnent avec la branche du centre qui est supposée être la plus haute, il faut tailler ces branches. L’idée aussi est de ne pas tailler plus 30% des ”ramures” pour laisser un maximum de panneaux solaires à son arbre. Il faut regarder à partir du haut et prioriser la taille des branches concurrentes.

– Si on ne fait que tailler une branche sans l’enlever au complet, il faut la tailler juste après un ”tire-sève”. De ce que je comprends, un tire-sève, est un genre de terminal où l’arbre envoie de la sève. Le seul exemple que j’ai est un bourgeon. En gros, quand on raccourci une branche, il faut que la coupe se fasse juste après un bourgeon. De cette manière, l’arbre va continuer à alimenter cette partie de la branche jusqu’au bourgeon. Si on coupe à un endroit où il n’y a pas de bourgeon, une partie de la branche risque de ne plus être alimentée par la sève et va mourir et se dessécher. Cela peut devenir une source d’infection pour l’arbre.

Une autre chose à observer sur les arbres sont les ”insertions aiguës”. Ce sont des branches qui poussent trop dans le même angle et qui, lorsqu’elles vont grossir, vont se blesser. Il faut les tailler tout en gardant à l’esprit qu’il ne faut pas trop tailler notre arbre. Dans le fond, les branches et les feuilles qui y sont rattachées représentent pas mal le gagne pain énergétique de l’arbre. Il faut donc tailler avec parcimonie.

Il est préférable de faire la taille des petites branches au printemps, car l’arbre est en croissance et pourra refermer rapidement la ”plaie”.

L’option nucléaire: Si l’arbre est trop mal parti et qu’il a quand même quelques années où il a pu développer ses racines. On peut le couper… au complet. Cette technique est appelé ”recépage”.

Les gourmands: Habituellement, on attend 2 ans avant de couper les gourmands, car cela donne le temps à l’arbre de se faire de la ”masse foliaire” en haut.

La taille de l’arbre devrait se faire dès la plantation et n’implique pas nécessairement des outils. Lorsque ce sont des très petites branches, on peut les enlever par simple ”pincement”.

La chose que le formateur n’a pas arrêté de nous dire est que l’erreur commune est de commencer à tailler l’arbre par le bas ”pour que ça fasse beau”. En fait, bien tailler un arbre lui donne un look plutôt laid durant les premières années, mais c’est pour son bien. C’est pour qu’il pousse sur le droit chemin.

ARBRES À INTÉGRER DANS LA HAIE

J’ai demandé quels arbres et arbustres de types ”nourricier” pouvaient bien s’insérer dans une haie brise-vent: Il recommande le sureau, l’aronia et le noisetier. Pour les arbres, le chêne à gros fruit est privilégié. Par contre, cet arbre préfère les ”terres lourdes” et moins les terres plus sableuses comme celle de la terre que nous avons.

D’ailleurs, on peut faire de la farine de chêne avec les glands du ”chêne à gros fruits”.


Source: Prendreracine.ca

Ça a l’air d’être pas mal game over pour le noyer cendré au Québec. Il est attaqué par une infection appelé chancre qui risque de le décimer au complet 🙁

Le noyer noir est une espèce qui n’aime pas le vent… J’imagine que ce n’est peut-être pas le meilleur arbre à mettre dans une haie brise-vent…

NOTES ALÉATOIRES

– Le design de haies brise-vent n’est pas une pratique fermée, il ne s’agit pas d’un acte réservé. Et donc, des biologistes, agronomes et ingénieurs peuvent faire le design. Le MAPAQ n’exige pas non plus une profession particulière.

– Exclos. Nouveau concept.

– Chaque ”cerne” d’un arbre est une barrière contre les infections. Eh bien.

– Autre chose cool: Certaines cellules de l’arbre sont codées pour faire un bourrelet cicatriciel. Je vais essayer de mentionner ça dans ma prochaine conversation de salon.

– Les vents dominants viennent de l’Ouest… Il va falloir que l’on m’explique un jour pourquoi.

– Pour les outils de coupe. Il recommande Felco et Becco. Il ne faut pas être cheap.

– C’est tout.