Retour sur mon voyage en France

Retour sur mon voyage en France

Du 7 décembre 2017 au 4 janvier 2018, j’ai séjourné en France. Ça a été une très belle occasion de voir ma famille. J’étais aussi en mission; aller rencontrer un producteur d’ail dans la Drôme qui nous a fourni les semences pour le projet agricole d’ail au Québec. Je suis parti en France avec pas mal juste ça comme plan. Je suis acceuilli chez Béné et Éric à Versailles, je pars le lendemain avec une voiture qu’il me prête qui appartenait auparavant à mon grand-père Max. La voiture est confortable, mais je trouve que la consommation d’essence est élevée. Mais est-ce que je peux vraiment me plaindre?

Il y a deux mois, j’étais un avocat bien installé au gouvernement, bien au chaud, tout douillet, et maintenant je roule tout seul avec une grosse bagnole sur les autoroutes françaises au début d’un voyage de cinq mois sans avoir planifié quoi que ce soit et sans emploi qui m’attend à mon retour. Je ne peux plus vraiment retourner en arrière. Certains diront que c’est de la folie, ils ont peut-être raison.

J’arrive à Genouilleux chez ma cousine Sophie qui m’acceuille. Je deviens automatiquement un fan #1 de leur concept de chambres avec lit-mezzanine. J’aime aussi le porte livre de recettes en angle que mon père avec ces aptitudes avec le bois pourrait sans doute faire. Clin d’oeil cadeau de Noël.

Sophie m’emmène visiter un couple de fermiers (anciennement des professeurs). Vraiment sympa. Ils ont l’air de faire beaucoup de transformation (confitures, pain). C’est là que je vois le moulin à blé Astréïa en action. Un moulin qui peut produire 15 kg de farine à l’heure. Pas si mal pour une ferme qui veut faire de la transformation et de la vente directe certains diront.

Un petit tour à Charancieu pour aller voir mon cousin Dimitri. Une place mythique pour moi, sans blague. Mon cousin a amenagé l’endroit le plus paradisiaque possible pour un enfant, c’est juste le paradis. Tellement cool que ça ma donné envie de faire des bébés juste pour pouvoir leur donner une telle installation. Bref, un gros coup de coeur.

Je vais ensuite à Grenoble voir mes grands-parents. Bien sympa, je passe du temps seul avec eux… pour la première fois de ma vie. Je suis reconnaissant d’avoir eu l’occasion de passer de temps de qualité avec eux. Ma grande tante Martine nous rejoint pour le déjeuner. Elle me demande si je vais avoir des sous pour mon voyage. Je la rassure. Un des éléments que je retiens est le niveau d’organisation de mon grand-père. Je me souhaite d’être aussi bien organisé dans mes papiers.

C’est beau Grenoble.

Ensuite, court séjour à Lyon chez Marie (avec dîner chez tonton Xavier) et hop! je pars quelques jours chez ma tante Chantal à Les Estables. Endroit remarquable et ressourçant.

Un petit tour dans le village:

Concept de fourgonnette qui se transforme en mini-marché. On devrait avoir cela dans tous les petits villages du Québec.

Durant mon séjour là-bas, Chantal m’a proposé d’aller coudre avec elle et 15 ou 16 de ses amies. J’ai pris mon courage à deux mains et j’y suis allé. Voici le résultat!

Un vue lorsque j’ai fait ma course du matin (pour montrer que je suis sportif).

Un autre départ et un arrêt chez Patou et Anne. Patou me fait des quenelles (meilleure chose au monde que j’ai goûté pour la première fois chez Chantal…). Note à moi-même: apprendre à faire ce repas. C’est meilleur que la poutine, c’est dit.

Retour à Genouilleux, ma base stratégique pour remplir mes missions et boom je pars dans la Drôme pour aller voir le producteur d’ail… Je pars à 5 heures de matin. Il y a une tempête de neige… au moins 6-7 centimètres de neige déjà au sol. J’ai des pneus d’été. J’ai 3 heures de route devant moi. Ce ne sera pas de la tarte. Le mari de Sophie, Joël, me souligne à quel point ce serait une immense humiliation si je prenais le champs alors que tout bon Canadien est habitué à ces conditions. J’ai cette pensée qui habite mon esprit durant tout le trajet. J’arrive sain et sauf.

Après ma visite chez le producteur d’ail, je reste ensuite 3 jours chez un ami des mes parents, Jean-Marc, un producteur bio qui distribue une partie importante de sa production auprès de cantines d’école (il me semble que ce serait un filon intéressant à explorer pour les maraîchers du Québec). Je l’aide, entre autres à apposer des étiquettes sur ces bouteilles.

Je retourne finalement vers Paris (à Versailles en fait) non sans faire un ultime détour à Genouilleux. Je leur fait une compote de pomme. Je suis une recette sur marmiton.com qui recommande une certaine quantité de sucre. Après l’avoir goûté, Joël me dit en dérision ”tu as ajouté du sucre dans ta compote?”, la compote était extrèmement sucrée. J’ai tenté d’écrire un commentaire sur la recette de compote de pommes sur marmiton.com pour me plaindre, mais il n’a pas été autorisé.

Donc, rendu à Versailles, je m’invite à passer Noël avec la famille Béné et Éric qui sont des maîtres dans l’art d’acceuillir. Je lève mon chapeau.

Durant ce séjour, j’ai épluché des pommes pendant trois heures pour faire une immense compote de pommes (sans sucre cette fois, mais avec de la vanille). Je remarque que l’une des tranches de pommes ressemble à une face de hibou. Voilà, j’ai décidé de montrer ça dans mon blogue.

Un design de bouteille digne de mention.

Le marché très sympa de Versailles.

Après un Noël de famille, d’abondance et de bonheur, il est temps de passer aux choses sérieuses. Ma deuxième mission consiste à aller aux Pays-Bas rencontrer une entreprise spécialisée dans des systèmes de séchage pour aliments (incluant l’ail). Je pars 3 jours là bas. J’arrive à Amsterdam, je fais le touriste.

Voici une photo de touriste:

Je n’aime pas vraiment ça pour être bien honnête. Beaucoup de vices à Amsterdam.

Une phrase que je retiens d’un Néerlandais (à chaque fois je pense à ”Homme de Néandertal”): ”Certaines personnes ici ont deux vélos, un pour se rendre de la maison à la station la plus proche et un vélo pour se rendre au travail à partir de la station la plus proche.”

Un stationnement à vélo à proximité d’une station de train à Amsterdam. Je souhaite à Montréal de fournir les mêmes installations à ces vélos.

Après ma visite constructive auprès de l’entreprise néerlandaise, je retourne à Versailles pour ensuite passer le jour de l’An chez mon oncle Bruno en Bretagne avec un arrêt obligé chez ma cousine Cécilia qui attend des jumeaux.

Sapin de Noël concept:

Sarzeau en Bretagne, un beau coin de pays.

On aime le bureau de Bruno.

Retour à Versailles pour finalement prendre mon vol pour Beijing… avec Ural airlines et une escale à Yekateringburg, la quatrième plus grande agglomération urbaine en Russie selon Wikipédia. Et oui.

Ce que je retiens le plus de ce séjour en France est l’acceuil inconditionnel des membres de ma famille. Vous avez très bon pour me recevoir et je me souhaite d’intégrer ce trait, lorsqu’un jour j’acceuillerais les gens dans mon futur chez moi.

Quelques mots ou expression qui ont attiré mon attention:

– Machin (un mot que l’on peut utiliser à toute les sauces). ”Il suffit de bien organiser sa comptabilité et machin et le tour est joué!”
– Chou (pour dire que quelque chose est cute) ”C’est trop chou”
– En revanche (au lieu de dire ”par contre” ou je ne sais pas quoi, trop excellent pour avoir l’air intelligent je trouve).
– Tu rigoles? (Verbe que je n’utilisais plus)